Formation professionnelle d'ostéopathie


Par exemple une personne restant longtemps accroupie risquerait un blocage sévère au moment ou elle se relèvera rapidement.

J’ai appliqué souvent sur des patients craintifs ou hyperalgiques cette technique totalement indolore car on positionne le sujet dans sa lésion donc dans son attitude la plus antalgique.

Je n’ai constaté qu’environ 50% de bons résultats certainement du fait de mon incompétence ou mon impatience à détecter tous les tender points.
Compte tenu de ce pourcentage, je me suis permis de rajouter un petit geste simple qui m’a permis d’augmenter quelque peu mon pourcentage.  

Si nous prenons par exemple une lésion cervicale de C4 en ERL gauche, je commence dans un premier temps conformément aux techniques de Jones à positionner C4 dans sa position lésionnelle un peu exagérée avec ma main droite à savoir :

  • Extension rachidienne maximale.
  • Rotation gauche centrée sur la vertèbre.
  • Inclinaison latérale gauche selon FRYETTE puisque la vertèbre est en extension.


A ce moment, j’appuie avec mon index gauche sur l’extrémité de la transverse gauche de C4 assez fortement (comme  pour un point trigger) dans le sens de la correction. Au bout de quelques dizaine de secondes on perçoit nettement le repositionnement de la transverse. Il ne reste plus alors qu’a revenir très doucement en position neutre.

L’appui est un peu désagréable pour le patient mais cela permet de traiter sans thrust les personnes de tout âge ainsi que les plus réfractaires aux techniques directes.  

Il peut être difficile d’admettre que l’exagération d’un « blocage » peut amener à un soulagement  de la lésion.

On peut essayer de trouver une explication mécanique à ce phénomène.

Sur les trois schémas ci-dessous, la position 1 correspond à la normalité, la 2 à la position articulaire au moment de « l’accident » et la 3 à la position osseuse lésionnelle post traumatique que l’on trouve au moment de la consultation.


Schéma Jones

Dans la 1 nous trouvons un équilibre entre les muscles antagonistes A et B.

Dans la 2, il y a une violente contraction du muscle B qui après s’être spasmé maintiendra l’articulation en position 3 et qui créera la douleur.

Dans les techniques directes ou isométriques, nous passons de la position 3 à la 1 en « poussant » dans la correction.

On peut penser que chez Jones le fait de passer de la 3 à la 2 entraine un raccourcissement du muscle spasmé ce qui va entrainer rapidement un relâchement de ces fibres et donc favoriser un retour à la normale en position 1.

C’est là que la poussée que j’effectue dans la correction me semble être bénéfique en accélérant ce retour à la position normale.    

En fait, je pense qu’il faut réserver ces techniques aux lésions à prédominance musculaire plus qu’articulaire car si, comme tout les praticiens le savent, tout blocage osseux entraine un spasme musculaire et tout spasme est susceptible d’entrainer un  blocage, il n’en reste pas moins qu’il y a une énorme différence entre une astragale en position lésionnelle qui n’occasionne pratiquement aucun blocage musculaire et une épaule en rotation qui n’est qu’atteinte musculaire.

La frontière n’est pas toujours aussi évidente à voir, mais un bon interrogatoire permet de savoir si la lésion est plutôt due à une mauvaise position ou à un effort violent, une chute ou un trauma.   

Mon exemple traite des cervicales mais avec un peu d’imagination il est facile d’appliquer tout ceci au rachis dans son ensemble.     

Ces quelques lignes ne peuvent nuire qu’a leur auteur soyez indulgent, essayez et vous verrez « ça marche ».

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