Tout d’abord il convient de définir ce
qu'est une lésion ostéopathique.
Une lésion ostéopathique se manifeste
par une perte de mobilité et, dans ce que nous allons développer
maintenant, il s’agit d’une perte de mobilité articulaire
associée le plus souvent à une perte de mobilité ligamentaire
voire musculaire.
En effet, dans les
traumatismes affectant les articulations, la force atteint le
niveau articulaire soit directement soit par
l’intermédiaire d’un ou plusieurs os formant
l’articulation elle-même.
Par conséquent, les
muscles, les tendons, les ligaments et la capsule
articulaire pourront être traumatisés ou irrités
et pourront aller jusqu’à la
déchirure et la luxation de
l’articulation.
Lorsqu’il y aura
asymétrie au niveau du traumatisme, il se produira
une plus grande inflammation, une grande tension et une grande
contraction du côté de celui-ci. Il en
résultera un blocage partiel de l’articulation
laquelle sera limitée en amplitude tant au repos qu’en
activité.
Il est évident que la lésion
ostéopathique peut être produite par un spasme ou une
contraction musculaire d’origine réflexe ou fonctionnelle. Ces
tensions d’ordre réflexe ont le plus souvent leur origine dans
les viscères et organes et comme elles sont rarement
symétriques, elles produisent une perte de mobilité
laquelle induira un terrain favorable à
la pathologie. Il suffira alors d’une action tout à fait légère pour
passer à une lésion ostéopathique sévère déclenchant
tout un processus de lésions secondaires par phénomènes
compensatoires.
De la même manière les mauvaises
postures induites ou non par des attitudes professionnelles produiront avec le
temps une perte de mobilité partielle au début et qui tendra à s’aggraver
s’il n’y a pas de traitement adéquat.
Or le corps réagit en tant qu’unité aux
traumatismes et donc aux pertes de mobilité et
il s’en suit un nombre important de réactions
telles par exemple que des changements circulatoires locaux ou
généraux, une activation du système adréno-cortical et autres
systèmes endocriniens, un déséquilibre du système nerveux autonome, un
déséquilibre thermique, etc...
C’est ce que l'on appelle les suites et
qui sont au nombre de 5 :
1°) D’abord la suite
mécanique articulaire, viscérale et sacro-craniale que
nous avons évoquée plus haut.
2°) La suite hydraulique et
hémo-dynamique intéressant les milieux extra cellulaires et les conduits
vasculaires.
3°) La suite supra-segmentaire,
segmentaire et locale empruntant les filets nerveux.
4°) La suite électro-chimique empruntant
la voie vasculaire.
5°) La suite électro-magnétique
parcourant les plans de clivage. (La traduction cutanée étant le méridien en
Acupuncture.)
Ces suites induisent donc des
modifications et des bouleversements neuro-physiologiques qui
sont responsables de bien des variations dans l’homéostase, le rythme
viscéral, crânien, la résistance et l’adaptabilité
générales.