Le système crânio-sacré peut se définir comme un système physiologique découvert récemment. Les parties anatomiques du système sont :
1) Les membranes méningées,
2) Les structures osseuses sur lesquelles s’attachent les membranes méningées,
3) Les autres structures de tissu conjonctif non osseux intimement reliées aux membranes méningées,
4) Le liquide céphalo-rachidien,
5) Toutes les structures relatives à la production, la résorption et la retenue du L.C.R. Le système crânien est intimement lié par influence réciproque aux : système nerveux, système musculo-squelettique, système vasculaire, système lymphatique, système endocrinien, système respiratoire.
Des anomalies au niveau de la structure ou de la fonction de l’un de ces systèmes peuvent influencer le système crânien. Des anomalies au niveau de la structure ou de la fonction du système crânio-sacré auront nécessairement des répercussions profondes et fréquemment nocives sur le développement ou le fonctionnement du système nerveux et particulièrement le cerveau.
Le système crânien fournit le "milieu interne" nécessaire au développement, à la croissance et à l’efficacité fonctionnelle du cerveau et la moëlle épinière, de l’embryon à la mort.
L’ostéopathie crânienne est dominée par deux phénomènes physiologiques :
- Le mouvement présent dans les sutures du crâne,
- Une impulsion rythmique à l’intérieur du crâne qui est distincte de toute pulsation connue.
Ces phénomènes découverts et étudiés par W.G.SUTHERLAND ont été décrits sous la dénomination de M.R.P et il intéresse le corps tout entier en tant qu’unité de fonction.
Ce mécanisme comprend les phénomènes suivants :
1) Mouvements propres du cerveau et de la moëlle
2) La fluctuation du L.C.R.
3) La mobilité des membranes intra crâniennes et intra spinales
4) La mobilité des os du crâne
5) La mobilité involontaire du sacrum entre les iliaques
Pour terminer, je ne saurais trouver une meilleure conclusion que cette citation du Professeur René Leriche :
«Les hommes qui souffrent ont des droits sur nous. Ils ne comprennent pas que des questions de personne, d’école ou de dogme les privent de ce qui pourrait leur apporter guérison ou soulagement ».